Le défunt de la grande tombe celtique de Hochdorf : du chef de famille aristocratique au roi bienheureux
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Verger, Stéphane: Le défunt de la grande tombe celtique de Hochdorf : du chef de famille aristocratique au roi bienheureux, Heidelberg ; Berlin: CrossAsia-eBooks, 2020 (History, Archaeology, Society – Euro-Chinese Academic Lectures, Cahier 16). https://doi.org/10.11588/xabooks.807

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ISBN 978-3-948791-09-4 (PDF)

Published 23.12.2020.

The book was originally published in 2012 with École française d'Extrême-Orient, Centre de Pékin. ISBN 978-2-85539-142-7

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Stéphane Verger

Le défunt de la grande tombe celtique de Hochdorf : du chef de famille aristocratique au roi bienheureux

History, Archaeology, Society – Euro-Chinese Academic Lectures

La première phase historique de développement du monde celtique, ou période de Hallstatt (800-450 avant notre ère), est marquée, en Allemagne du Sud et en France de l’Est, par deux phénomènes simultanés : d’une part la montée en puissance d’un milieu aristocratique prospère dont les membres sont enterrés dans des tertres funéraires toujours plus grands avec des ensembles d’objets toujours plus riches ; d’autre part l’accroissement des échanges avec les cultures méditerranéennes - grecque, étrusque et nord-italiques. Les objets importés sont liés surtout à la culture du symposion grec, le banquet dans lequel la consommation du vin prend une signification à la fois festive, politique et religieuse. Au VIe siècle avant notre ère, de grands centres contrôlés par des familles aristocratiques puissantes se développent. Il peut s’agir de véritables villes, comme celle de la Heuneburg dans la haute vallée du Danube. Sur ce site, les nouvelles fouilles ont montré que l’habitat ne se limitait pas à la ville haute, que l’on connaissait depuis longtemps, mais comportait aussi une ville basse, qui s’étendait sur environ 80 hectares et avait une organisation régulière. Cette véritable ville, la plus ancienne connue au nord des Alpes, disposait d’un territoire agricole qui était partagé entre un petit nombre de grands lignages aristocratiques. Les membres les plus importants de ces groupes étaient enterrés dans de très grands tertres funéraires dispersés dans le territoire.Les institutions politiques de ces premiers grands centres celtiques sont mal connues. Il s’agissait sans doute d’un système tribal complexe dans lequel la charge suprême n’était pas héréditaire, mais plutôt élective, à l’intérieur du groupe restreint des grands chefs de lignages.